Un petit hommage à un grand artiste du music-hall disparu hier. Robert Lamoureux est peu connu des jeunes générations et pourtant il a esquissé de nombreux traits de l’humour moderne.
D’une part, il a su toucher à divers types d’expression (monologues, chansons, sketchs, théâtre et cinéma) à travers lesquels il a côtoyé les plus grands : Pierre Dac, Francis Blanche et Raymond Devos entre autres.
D’autre part, le style Lamoureux est reconnaissable entre tous : amoureux du bon mot, il adore les situations cocasses inspirées de la vie quotidienne, dans lesquelles l’absurde n’est jamais loin.
Il connaîtra de grands succès publics en tant qu’acteur (“Papa, maman, la bonne et moi”), que réalisateur et scénariste (la célèbre trilogie de “La septième compagnie” qui explose l’audimat à chaque rediffusion), et dramaturge (“La Soupière” créée en 1971 et qui compta 2000 représentations !).
Certes son humour fut toujours méprisé, souvent qualifié de “populaire” ou de “franchouillard”. Force est d’admettre que cet humour a su résister aux outrages du temps car ses textes font toujours rire cinquante ans après leur écriture. Et surtout Lamoureux a toujours su éviter toute méchanceté facile ou toute vulgarité. Quel comique actuel peut en dire autant ?
Quelques exemples :